Portrait, par le commandant Skyvador (huile, fusain, prix modérés)

Almérilla

Impératrix Galactica

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Il s'en passe de drôles

Cloneries en secteur 13
Le secteur central de la Voie Lactée est un endroit bien connu pour être hermétique. Fort heureusement, j'y ai encore mes entrées, tant que j'y suis discrête.
Il y a quelques semaines, j'ai été appelée par un ancien fidèle de mon père qui, responsable d'un centre de recherche, désirait me communiquer certaines choses. Il prétendait que les systèmes de clonage de la Galaxie étaient défectueux.
Je m'embarquais donc, de beau matin, à bord d'une corvette techtulone d'un de mes sujets, avec pour destination le centre de notre univers.
La première suprise fut pour moi de constater que ce mode de déplacement n'est pas instantané : Lorsque le capitaine ordonna de lancer les moteurs, l'espace vacilla et se remplit de grandes taches colorées défilant autour de nous. Une courte explication m'appris qu'il s'agissait d'Espace-2, une manière différence de concevoir volumes et distances : En fait, ces lueurs bleues, jaunes ou rouges n'étaient rien d'autre que des étoiles ou des groupes serrés d'étoiles, vus d'Espace-2. Cet espace, outre le fait de diminuer les temps de voyage, offre l'immense avantage de rendre invulnérable à toute interception. Au vu de notre destination, avantage non négligeable.
Malheureusement, cette certitude toute techtulonne se trouva fort ébranlée peu après, lorsque le vaisseau fut "bousculé", nous renversant tous dans le poste de pilotage. L'alerte se déclencha, assourdissante, et les scruteurs scannèrent les environs, sans grand espoir puisque des objets plus petits et moins chauds qu'une naine rousse sont invisibles d'Espace-2. Le capitaine décida de continuer notre chemin, et nous navigammes quelques minutes sans autre problème, traversant de bout en bout le Secteur 17. Au moment de pénétrer le Secteur 13, l'attaque, du moins suposions-nous une attaque, se répéta, brisant cette fois quelques lampes. Le capitaine fit ouvrir le feu aux lasers, mais les flux d'énergie, comme il l'avait craint, furent immédiatement absorbés par le vide (un de mes scientifique suppose qu'avec des instruments plus puissants qu'aujourd'hui, il aurait été possible de repérer la trace de ce coup dans l'espace normal). D'ailleurs, sur quoi tirer ?
Nous eumes immédiatement la réponse : Une sorte de longue tache effilée, presque aussi longue que celles révélant les étoiles, nous passa à six heures et 15° nord, s'éloignant à vive allure vers l'ouest galactique. J'entendis nettement le pilote murmurer qu'à une vitesse pareille, il aurait traversé toute la Galaxie en un instant.
Trois minutes plus tard, et vingt après avoir quitté Arcadia, nous nous matérialisammes directement, au prix d'une manoeuvre téméraire, digne de rester dans les annales (il faudra que je pense à décorer ce vaisseau), sous les océans même de la planète-cible, seul moyen d'échapper au réseau-radar de mon frère.
La corvette posée au fond des eaux, entre les paroies verticales d'un canyon, nous sortimes en scaphandre et rejoignimes le centre de recherches.

Là, je fus reçue avec toutes les marques d'affection de quelqu'un revoyant une amie depuis longtemps disparue (un des médecins de mon enfance, sans doute). Il ne sut que dire au sujet de l'attaque dont nous avions été l'objet, se bornant à prétendre que les défenses de l'Empire ne pourvait y être pour rien : D'une part, les techniques de mon frère, pour avancées et dévastatrices qu'elles soient, restent classiques, et qui plus est ses flottes seraient déjà ici s'il nous avait repéré en cours de route. Qui plus est, il ne nous auraient probablement pas raté, mais si l'on peu supposer que ce que nous avons rencontré n'en est qu'à ses débuts dans ses capacité, puisque nous n'étions qu'une corvette face à un vaisseau (?) gigantesque. Néanmoins, les techniques s'améliorent vite, et on peut tout craindre d'une civilisation capable d'agir aussi facilement (et de se battre !) en Espace-2

Je ne fus pas longtemps avant de me voir expliquer la raison de son appel :
Spécialiste des barrières génétiques (ah oui, voilà donc pourquoi il me connaît), il participe ici à un projet visant à créer des esclaves-soldats plus efficaces en croisant diverses espèces. Imaginez, me raconta-t-il en apparté, l'efficacité d'une infanterie dont les membres posséderaient le corps de rakrariors et la faculté de calcul des techtulons. Je me rappelle encore ici, avec un certain mal de crâne, des hurlements d'horreur de mon équipage techtulon à cette éventualité.
Mais là encore n'était pas la raison de son appel.
Il nous emmena, nous faisant éviter de justesse un homme en bleu ("stupide agent de votre frère, qui s'imagine que ses petits appareils nous sont passés inaperçus"), au fil d'un interminable entrelac de couloirs, jusqu'à une grande rotonde, située des kilomètres sous terre.
- Ici, m'expliqua-t-il après avoir convié mon équipage à rester au dehors, se poursuivent des expériences de clonage - moyen de plus pratique pour avoir des sujets pour nos recherches : On clone à l'infini des individus ayant accepté de servir de cobayes, et voilà -.
Il prit alors le ton de la confidence, et m'annonça que les clonages s'avéraient de plus en plus souvent "défectueux". Pour parler clairement, chacun sait ici que, lors de la mort d'un personnage important de la Galaxie, un nouvel esprit est créé et prend sa place dans le corps. Ainsi, personne ne se doute de rien, et la stabilité dans la galaxie s'en trouve sauvegardée.
Cependant, ce centre de recherche, par son activité même, fait usage d'un nombre faramineux de clones. Une véritable usine. Ce serait l'endroit doté de la plus forte natalité - sans parler de la mortalité - dans la Voie Lactée s'il était référencé. Il efface même tous les autres clonages sous le nombre, si bien que certains esprits s'y sont retrouvé "piégés". Ce n'est pas très grave, en soit, car il suffirait de tuer le clone pour libérer l'esprit et lui permettre de retrouver son véritable corps d'accueil.
Le problème est tout autre : Certains de ces esprits se sont avérés ceux de commandants... bien vivants. Devant mon incompréhension, il m'expliqua :
- Il est impossible, totalement impossible, de dupliquer un esprit. Il y a toujours une différence, aussi mince soit-elle. Or, nous avons été le vérifier de visu sous divers prétextes, il s'agit bien du même esprit qui se trouve dans le corps des commandants en question et de certains clones. Mieux : Si l'on fait croire à un clone que l'on va s'en prendre au commandant, celui-ci réagit immédiatement en concevant les défenses appropriées. En fait, il semblerait que nombre de commandants soient parvenus à prendre le contrôle de clones nouveaux-nés après la mort de leur légitime propriétaire.
- Nous avons eu une alerte de ce genre il y a quelques semaines, mais c'est réglé maintenant, fut ma réponse.
- Non seulement ce n'est pas réglé, mais cela s'est au contraire semble-t-il répandu. Toutes les alliances semblent infectées : Nouveaux commandants "pris "dès leur naissance, clones de personnages anciens piratés... Je crains fort qu'un pourcentage non négligeable des dirigeants de le Voie Lactée ne soient en fait que des commandants multiples. J'ai même cru voir quelques pirates ayant des "doubles" au sein de Cosmopol (même si Gore lui-même semble épargné). En tous les cas, que ce soient l'Empire, la Confédération, Trium et les autres, tous les groupes et groupuscules sont affectés. Les plus importants en nombres de membres étant évidemment des proies faciles.

C'est la tête tourbillonante que je revins à la corvette. Le voyage de retour se déroula sans l'ombre d'un problème, et je fus déposée sur Arcadia moins de vingt minutes plus tard

Deux corvettes de la mort qui tue.
Je peux me vanter (ça ne me change pas, oui, c'est vrai) de posséder un matériel exceptionnel, hors du commun, unique, qu'on ne rencontre pas tous les jours. En particulier, ma flotte s'enorgueilli de comporter deux puissants navires qui font la terreur de mes ennemis. En particulier le Baron, dont chacun connaît ici la propention à conchier ses culottes depuis qu'il m'a rencontré.
Ces vaisseaux sont des corvettes.
Oh, alors là, je vous arrête tout ce suite. Je sais ce que vous allez me dire : Des corvettes, ce n'est pas grand chose. Aujourd'hui, ce qu'on fait de mieux, c'est le super-croiseur.
Oui, ça aussi, je sais faire. Mais les corvettes - ces deux corvettes là en particulier -, cela vole tout de même largement plus haut. Ecoutez donc : J'avise une mignone petit planète neutre, idéalement placée, et dont mes scanners évaluent la population à 81 millions d'âmes. Quand on est habitué à ne trouver que des systèmes sous-peuplés (11 millions, c'est le Pérou !), vous avouerez que voilà bien un système appétissant, dodu à souhait.
Or donc, je dirige droit dessus une de mes flottes, escadre qualifiée par mes rapports de "petite" (et que la perte d'une unité fera passer "très petite"), dont la principale force de frappe est justement constituée de nos deux corvettes.
J'attaque.
Le résultat aurait dépassé les espérances d'Erastohir lui-même : La population (81 millions de personnes, rappelons-le) est entièrement exterminée ! Toutes les réserves de minerais sont volatilisées (78 unités), de même que partent en fumée mines (oui, plusieurs), base civile et autres installations.

Conclusion : Je lance illico la production de trois super-croiseurs. Pour voir.


Mon histoire

Nous sommes à plus de deux mille ans dans le futur. La Voie Lactée fut, encore il y a peu, dominée par un empire immense et totalitaire, dont le seul maître tirait sa légitimité d'un lointain ancêtre qui, par ses qualités guerrières, avait sauvé l'Humanité.
Aujourd'hui, Lorendoras, maître de son propre domaine, prétend rendre à l'Empire sa gloire passée. Et particulièrement son étendue.

Je m'appelle Almérilla, et je suis la soeur ainée de l'empereur régnant. Mon apparente jeunesse découle de mon étrange histoire.

Au tout début

Il a quelques décénies, une grande guerre - une de plus - opposa deux races très avancées de la galaxie : Les Techtulons, êtres entièrement tournés vers les techniques, et les Bulvoïdes, de tempérament clanique.
Une guerre débutée on ne sait trop comment : Un jour, une flotte de l'une des deux races disparu des capteurs. On n'en retrouva jamais trace. Plus curieux encore, aucun de ces vaisseaux, pourtant au faîte de la technique d'alors, ne parvint à émettre ne serait-ce qu'un message de détresse. On dit même qu'une communication anodine entre un vaisseau de guerre et sa base fut simplement interrompue au milieu d'un mot, comme si l'on avait abaissé un interrupteur.
Un peu plus tard, une autre flotte - cette fois appartenant à l'autre race - cessa d'exister. De la même manière.

Les deux civilisations s'accusèrent mutuellement pour cette agression, ne semblant pas remarquer que "l'adversaire" avait subit la même chose. Rapidement, on en vint aux mains.

C'est là que l'Empire entre en scène : Ayant tenté, sans succès, de ramener à la raison ses deux voisins, la nation humaine fut attaquée par les deux partis, sans déclaration de guerre, ni la moindre réponse aux messages qui leur furent envoyés.

La réaction de Lorendoras, père de l'actuel empereur (ils portent en effet tous le nom du fondateur de la dynastie : Rye de Lorendoras), sera vive : La guerre est de courte durée et les Bulvoïdes comme les Techtulons sont acculés à la défaite en quelques semaines, d'autant que les Rackrariors, la quatrième et plus belliqueuse race de la galaxie, s'allie pour la circonstance à l'Empire humain.

Moi, et lui

Lorendoras - je parle toujours du père de l'empereur actuel - semble alors, pour son entourage, perdre la raison. Par exemple, il voit des ennemis partout, et même son fils ne peut plus l'approcher. Plus grave, il ordonne l'anéantissement de toutes les races non-humaines de la galaxie, y compris de ses alliés Rackrariors.

Mais mon père - et n'en déplaise à mon frère je suis la seule à l'avoir dit, ce qui m'a valu un certain nombre de messages venimeux - n'était pas réellement fou. Il sentait que quelque chose allait se passer. Ce fut l'origine de ma conception.
Retournons pour cela quelques années en arrière :

A cette époque, la guerre Techtulons / Bulvoïdes s'achève sous les coups de l'Empire et des Rakrariors. Mon père, Empereur de la plus grande puissance de la galaxie, disparait alors de son palais. Inutile, je pense, de vous décrire l'émotion qui s'empare des courtisans.
En fait, entouré de quelques serviteurs fidèles (dont certains sont toujours avec moi), il se rend sur une planète bulvoïde récemment conquise, et là se "promène", déguisé et méconnaissable, dans les ruines d'une grande cité lacustre. Il n'a rien dit, rien expliqué à personne, et c'est avec une certaine surprise mais sans questions indiscrêtes que ses compagnons le voient s'engouffrer, en coup de vent, dans une cave effondrée.

Là, il trouve ce qu'il était venu chercher : Ma mère. Savoir comment il l'avait trouvée est hors de mes connaissances. Tout ce que je puis dire, c'est qu'il la connaissait déjà auparavant. Un de ses vieux compagnons d'arme, aujourd'hui encore à mes côtés, prétend que la beauté de ma mère le frappa en plein visage un jour de visite officielle à l'Assemblée Clanique bulvoïde. Il explique ainsi, toutefois, le malaise qu'eut mon père ce jour là.

Vous parler de ma mère ? C'était une personne particulière. Très particulière. Elle avait la beauté d'une déesse, une intelligence au dessus de l'admissible, une sagesse presque parfaite, et un charisme qui la rendait capable d'obtenir soumission de son adversaire le plus farouche. Une légende dit même qu'elle aurait pu sauver les Bulvoïdes simplement en le demandant à mon père. Pourquoi elle ne le fit pas, c'est une question que jamais personne n'a osé lui poser... sans avoir mis cent mille années lumières d'éloignement auparavant.

Mais revenons en à cette rencontre.
Mon père fit monter ma mère et sa suite dans son vaisseau, et repartit vers la Terre, capitale impériale, s'offrant même le plaisir de traverser une bataille au nez et à la barbe de Bulvoïdes qui jamais ne se doutèrent de l'occasion qu'ils avaient eu là (Mon Maréchal se rémémore cette aventure avec un plaisir que ne goûtent pas forcément les vétérans bulvoïdes).

Pendant les quinze années suivantes, ce furent près d'un million de bulvoïdes que mon père, que l'on disait déjà fou, parvint à cacher à tous sur la Terre Impériale elle-même. Un million.

Je fus conçue en secret, avec l'aide de généticiens tant humains que bulvoïdes, à partir de deux cellules : L'une de mon père, l'autre de ma mère. Ensuite, je fus implantée dans le sein de ma mère, qui me porta à terme.

Ma naissance fut, elle aussi, entourée du plus grand secret, et ce même si mon frère prétend avoir assisté à mon baptème - chose curieuse puisqu'il est mon cadet... Comme les scientifiques ayant présidé à la conception, les prêtre de Cahomer furent mis à mort une fois la cérémonie accomplie

Une enfance... rapide

Je grandis cachée dans le palais d'été de mon père, sur la Terre même. Ce gigantesque ensemble de bâtiments séparés par maints bois et lacs, hermétiquement fermé au public, a toujours en effet été l'endroit le plus approprié pour cacher aux regards indiscrets ce qu'on ne veut montrer.

Je vis souvent mon père, pendant les quelques années passées sur Terre. Il venait voir ma mère, mais prenait beaucoup de son temps à m'apprendre ce que, disait-il, une personne de mon ascendance devrait savoir.

Il ammenait d'ailleurs parfois avec lui mon jeune frère, appelé Lorendoras lui aussi (et certainement pas "Lolo", comme le prétendent certains commandants irrespectueux). Je me rappelle que nous jouions ensemble, et qu'il était à cette époque un enfant charmant, enjoué, poli et, pour tout dire, très gentil. Bien que déjà fort ridé, comme notre père.

Mon enfance se termina assez tôt, lorsque mon père nous fit tous mettre dans des caissons d'hibernation, qu'il envoya aux confins de la galaxie, sous la protection d'une petite flotte automatisée.

Le réveil

Un peu moins de vingt semaines après le début de l'Histoire Officielle, les caissons nous réveillèrent. Les services de mon père avaient bien travaillé, car nous nous trouvions au sein d'un amas stellaire relativement riche, très éloigné des voies galactiques habituelles et bien protégé des systèmes voisins par de larges couloirs "vides" de toute planète viable. En peu de temp, les vaisseaux qui avaient jusque là assuré ma protection se répartirent en deux flottes et réunirent un petit domaine fort riche de douze ou treize systèmes. Systèmes que, suivant les instructions de mon père, je m'empressais d'industrialiser, remettant même à plus tard la construction de défenses terrestres (qui n'ont vu le jour qu'au moment où la guerre contre Varsovia paraissait déclenchée. Je pense qu'ils n'ont jamais deviné à quel point j'étais vulnérable), et même de vaisseaux, confiant à ma diplomatie (à commencer par ma déclaration précoce au reste de la Voie Lactée) le soin de me protéger d'attaques prématurées.

Mes buts

Mon frère, le Lorendoras en exercice, se targue de son titre d'Empereur de la Voie Lactée. Or, ce rang revient à l'ainé notre lignée. Bien qu'étant plus jeune que lui par mon hibernation, je suis née avant lui et donc le titre me revient de droit. Il m'a d'ailleurs lui-même publiquement légitimée, quoique je lui concède que cela ait du être dans un profond instant d'étourderie.
Par chance, je le connais bien, et je savais qu'en me déclarant abruptement et en exigeant immédiatement de lui qu'il me rende mon trône, je ne pouvais que pousser sa nature instinctive à s'exprimer. Il est probable qu'il a du depuis s'en mordre les doigts jusqu'à devoir en porter des prothèses.

Mes projets pour la Voie Lactée

Nombre de commandants ont, par pur hasard j'en n'en doute pas (loin de moi l'idée d'y voir de la démagogie), exprimé ensemble et indépendamment le désir de voir la paix être instaurée pour tous les peuples de la Galaxie. Mais ils veulent avec cela une indépendance totale.

Ils se leurrent. Quand ils ne mentent pas.

Ceux qui réclament leur indépendance et leur liberté se gardent bien d'en accorder autant aux peuples sur lesquels ils règnent, qui n'ont d'autre choix que de payer impôts, produire marchandises, et piloter chasseurs. Pour les plus hauts bénéfices et la plus grande gloire de leur maître.

L'indépendance est une chose, la démocratie en est une autre. Deux choses nobles et anciennes, mais qui doivent bénéficier à tous ou bien à personne.

Se placer sous mon autorité revient à me reconnaître comme Impératrice et maîtresse de la Galaxie, à l'exclusion de tout autre. Je ne retiens pas ceux qui sont trop fiers pour se reconnaître mes sujets.
Certes, cela signifie pour le commandant une certaine perte d'autonomie, en premier lieu celle de combattre selon son bon vouloir (décider du commencement ou de la fin des guerres est de mon ressort exclusif). Par contre, les avantages ne sont pas des moindres. En premier lieu, être de mes sujets revient à bénéficier de mon aide en cas de besoin (à condition de m'en parler : Je ne suis pas devin !) : Aide pécuniaire, aide militaire, aide diplomatique...

Qui plus est, je défend expressément à mes sujets de se faire la guerre entre eux (je prendrais les mesures adéquates contre les contrevenants). Cela signifie des débouchés pour votre commerce et moins de crainte d'être attaqué.

Mon but est de prendre ce qui me revient, à savoir le Trône.
Sous mon gouvernement, il n'y aura pas de petits commandants rançonnés par de plus puissants ; pas plus qu'il n'y aura de pirates.

Et n'oubliez pas les leçons de l'histoire : Aucune alliance où chaque membre est indépendant ne pourra s'attirer suffisamment de sympathie dans la Voie Lactée pour former une puissance capable de s'opposer efficacement à un envahisseur résolu : Le Granit est formé de milliers de grains, mais sans la "colle" d'un chef, ce n'est que du sable, que la première lame balayera.

Votre Impératrice,

Almérilla